
Jusqu'au 18 juillet, dans le cadre de la seconde Biennale d'art contemporain, un drôle d'escalier tournant se dresse dans la cour du couvent des Jacobins. Avec ses 7 mètres de hauteur et ses 8 tonnes d'acier pour 104 marches (toutes différentes), l'œuvre de l'artiste canadien Michel de Broin fait forte impression.
Mais elle n'aurait peut-être pas tant d'allure sans le savoir-faire de l'entreprise de ferronnerie Crézé, installée à Saint-Jacques-de-la-Lande. Six ou sept «œuvriers» de l'entreprise, comme les appelle leur patron Rémi Crézé, y ont travaillé à plein-temps durant cinq semaines. «Nous ne fabriquons que des prototypes, précise cet artisan de 55 ans. Pour cet escalier, nous avons eu de nombreux échanges et une véritable collaboration avec l'artiste, qui est aussi lui-même un technicien. »
Depuis une trentaine d'années, Crézé est intervenu chez des particuliers au Japon, aux Émirats arabes unis ou aux États-Unis, aussi bien qu'au palais Garnier ou au Sénat à Paris, voire dans les verrières des Galeries Lafayette, à Rennes. Prochaine commande: la reconstruction à l'identique du kiosque à musique des jardins du Thabor.
Source : Hebdomadaire Le Point n°1969 du jeudi 10 juin 2010
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